Discours d’Arnaud et Pauline

, Albi

« Bonjour à toustes,

Moi c’est Arnaud, conjoint de Pauline et papa de deux garçons : Hugo, 5 ans en IEF de plein droit et Noé, bientôt 3 ans.

Cette année devait être une année comme les autres ou presque. Mais l’académie de Toulouse a décidé pour nous. Elle a décidé pour notre famille. Elle a décidé que Hugo continuerait l’instruction en famille pendant que Noé sera dans l’obligation d’aller à l’école. Elle a décidé d’être dans l’illégalité.

Arnaud et Pauline

Après un refus du dossier éducatif, un refus du RAPO, et un rejet de la demande de référé suspension au tribunal administratif de Toulouse, notre colère et incompréhension est forte.

3 mois que l’on se bat pour notre liberté d’instruction.

3 mois que notre projet familial est mis à l’épreuve.

3 mois que nous nous battons pour garder la tête hors de l’eau.

3 mois que nous nous justifions sans arrêt de notre capacité à instruire nos enfants.

ON EN A MARRE ! NOUS NE FAISONS DE MAL À PERSONNE !

Aux politiques, à la justice :

Que répond-on à notre fils aîné Hugo quand il nous demande pourquoi Noé ne peut-il pas faire l’instruction en famille comme lui ? Comment réagissons nous face à sa tristesse d’être séparé de son frère ? Que dit-on à Noé quand il dit qu’il veut rester avec son grand frère ? La parole de l’enfant n'est-elle pas essentielle aujourd’hui ?

Nous attendons, via un recours hiérarchique, que le ministre de l’éducation, Pap N Diaye, ASSUME les choix de Jean Michel Blanquer et prenne une décision, sur toutes ces inégalités ENTRE ACADÉMIES ET ENTRE JUGE DES RÉFÉRÉS.

Une décision en faveur de toutes ses familles qui ne veulent que de la bienveillance envers leurs enfants. Si demain cette autorisation est toujours refusée pour notre fils, Noé, ce sera la preuve délibérée du gouvernement d’interdire l’instruction en famille par choix de la famille dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et ce malgré l'esprit dans lequel la loi a été rédigée.

Nous déclarons ici, publiquement, que nous nous verrons dans l’obligation de partir de notre pays, pour être enfin reconnu dans ce droit et cette liberté d’instruire nos enfants selon nos convictions pédagogiques comme le stipule la convention européenne.

Nous sommes aujourd’hui déçus des décisions judiciaires et politiques qui nous excluent de notre propre pays, la France... On ne va pas partir par plaisir... On va partir parce qu'on ne nous laissera pas le choix.

Cette décision, nous ne sommes pas seuls à la prendre. Beaucoup de familles quittent le territoire pour obtenir cette liberté.

Aujourd’hui, nous avons aussi, à nos côtés, avec le même parcours administratif et judiciaire, Laurie et Matthieu, qui comme nous, sont concernés par cette injustice pour cette année scolaire pour leur enfant, Tylan, 3 ans alors que leur aîné, Nolan, 4 ans est de plein droit.

Nous ne LÂCHERONS PAS, on AVANCERA, LIBRE DE NOS CHOIX. »

- Arnaud et Pauline, le 1er septembre 2022

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